Tricherie, faisons que ce qui pourrait être fort soit juste

Des ministres trichent, des parlementaires trichent, des industriels, des commerçants et des agriculteurs trichent, des administrateurs trichent, des artisans et des médecins trichent, des essayistes et des journalistes trichent, des rabbins et des prêtres trichent, des bacheliers et des étudiants aussi, des chercheurs de même, ainsi que des universitaires, des sportifs, des artistes, des salariés également, des agriculteurs pareil, et sans doute quelques autres encore, en France, et probablement au-delà de nos frontières, par exemple des dealers ou des automobilistes.

Et moi et moi et moi (1)

Était-ce mieux avant : en 1990 ? 1980 ? 1960 ? 1930 ? 1700 ? 1000 ? 0 ? – 450 ?

Ailleurs ?

 

Comme presque tout le monde je regrette que tant d’individus trichent, et plus l’individu est élevé dans la hiérarchie sociale plus je le déplore.

Que faire ?

Entre deux maux, les excès du communisme ou les excès du capitalisme, j’ai choisi ces derniers, comme quelques autres milliards d’êtres humains —et je parierais volontiers que la majorité de ceux qui continuent de souffrir des excès du communisme feraient le choix des excès du capitalisme si on leur on donnait la possibilité.

Je suis libéral, non pas parce que j’aspire à ce que les écarts de revenus se creusent le plus possible entre les riches et les pauvres, personnes ou nations, mais parce que je pense que c’est la voie la plus efficace pour minimiser les souffrances d’un maximum de personnes —on trouvera peut-être mieux dans les siècles à venir.

 

Je crois aux vertus des contres pouvoirs, de l’alternance politique et du droit.

Je ne fais aucun crédit à l’État pour régler seul les problèmes sociaux, industriels, scientifiques, écologiques, moraux (ou éthiques, pour faire plus chic).

Je ne crois pas que la nature humaine puisse être changée —peut-être, dans longtemps, après suffisamment de mutations génétiques… Il faut donc faire avec une respectable proportion d’êtres excessivement avides d’argent, de pouvoir, de notoriété, de reconnaissance.

 

La période étant aux yacas faucons :

* faire une loi,

* sortir les sortants,

* publier les patrimoines (et les revenus ?) de certains ou de tous,

* changer de république,

* faire la révolution,

* chasser les riches ou les envoyer en camps de travail,

* changer de système,

* arrêter d’essayer de commencer à réduire l’accroissement des déficits du budget, du commerce extérieur, des caisses de retraites, de la sécurité sociale,

* sortir de l’Union Européenne,

* interdire l’internet (2)

* sortir de l’euro ;

je me permets, humblement, de proposer quelques mesures parmi mille à la noosphère :

* faire le ménage dans les lois (je sais, c’est très difficile, très long), ne garder que celles qui sont compréhensibles, non contradictoires, non redondantes et applicables.

* Les appliquer : embaucher des policiers, des inspecteurs, des douaniers, des juges et des gardiens de prison (3).

* Punir ceux qui ne les respectent pas : incivils, petits voyous, grands cambrioleurs, contribuables indélicats ou oublieux ; en se souvenant que ce n’est pas la lourdeur de la sanction qui importe mais la (quasi) certitude d’être puni, la (quasi) certitude que le crime ou le délit coûtera plus qu’il ne rapportera (les délinquants de toutes tailles, en général, calculent bien) ; cela vaut sur les autoroutes, comme devant sa déclaration de revenus.

* Suivre les conseils de ceux qui prônent le non cumul des mandats, et leur non accumulation dans le temps, dont les arguments me semblent plus forts que ceux défendant le statu quo ;

* Alléger le millefeuille : des grandes communes, plutôt 10 000 que 36 700, des grandes régions, plutôt 15 que 27, un État ; ça suffira, ça fonctionnera mieux, et ça permettra quelques économies (je sais, c’est très difficile, et les Alsaciens viennent de nous rappeler que l’époque est au « non » (4) —à leur décharge, la proposition n’était pas parfaitement claire ni simple).

 

Et vous verrez que (presque) tout ira mieux.

 

Surtout si, dans la foulée, on met en œuvres les recommandations des rapports Attali, Gallois, Jospin, Sauvé (c’est fou tout de même comme on discerne bien les problèmes et leurs solutions quand on n’est pas « en responsabilité », et comme on peine à les résoudre quand on est aux affaires —à quoi cela peut-il bien tenir ?)

 

Bien entendu, le résultat serait d’autant mieux assuré que nous convaincrions nos partenaires de l’Union Européenne —à qui nous pourrions, à cette occasion, suggérer de constituer les États-Unis d’Europe (5)

 

On peut aussi penser que tout cela n’est pas bien grave, qu’on en a vu d’autres, et qu’avec quelques lois et commissions finement élaborées, sans oublier de hautes autorités, ça tiendra bien encore un peu, enfin suffisamment longtemps pour que la fin soit la faute des autres.

 

 

 

(1) http://www.youtube.com/watch?v=3GmNh9R2Deo

(2) la meilleure chose qui soit arrivée à l’humanité depuis l’électricité —génie de l’intelligence collective, pourvoyeur d’intelligence.

(3) pour ne pas que la fonction publique explose (cause d’injustices et de soucis budgétaires) on pourra réfléchir à l’abolition du statut de fonctionnaire pour toutes les professions pour lesquelles il ne s’impose pas (je sais, ce sera très long et extrêmement difficile, mais il s’agit de préparer le monde de nos enfants)

(4) http://www.grainedecurieux.fr/bebe/eveil-et-developpement-de-bebe/pages/enfant-qui-dit-non.aspx

http://www.mamanpourlavie.com/sante/enfant/developpement/comportement-et-discipline/1392-la-phase-du-non.thtml

http://www.enfant.com/votreenfant-1-3ans/developpement/Il-s-oppose-a-tout.html

(5) comme il est bien difficile de faire que ce qui est juste soit fort, faisons que ce qui est fort soit juste. La France ne peut plus être forte, les États-Unis d’Europe le pourraient.

Espoir (et économies)

Pour gagner du temps, de l’argent, pour se comprendre aisément et courir sans handicap, nous apprendrons l’esperanto. C’est facile et rapide. Ce sera très facile et très rapide pour les enfants. Et les administrations des États-Unis d’Europe seront bilingues : esperanto et une autre langue, circonstancielle.
http://www.esperanto.net/